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Originaire des Pays-Bas, haut lieu de la pêche du sandre comptant de grands plans d’eau difficilement exploitables sans embarcation, la verticale s’est avérée être la technique adéquate que l’on peut targuer d’une efficacité redoutable face à cet environnement. En effet, celle-ci allie précision, concentration et sens tactile dans une action de pêche que l’on peut qualifier de confortable et peu sujette aux conditions de pêche défavorables. |
Les cannes « verticale »
Comme son nom l’indique, la verticale se
pratique à l’aplomb de l’embarcation au moyen d’une canne « courte » d’une
longueur variant généralement entre 1.80 m et 2.10 m munie de préférence d’une
poignée très courte afin de ne pas gêner un bon ferrage.
La gamme des cannes « verticales » s’est fortement développée dans les rayons de
nos détaillants ces dernières années.
Auparavant, le cannes utilisées provenaient essentiellement des U.S.A. et
n’étaient autres que des cannes « jig » destinées à la pêche du Black-bass qui
furent détournées de leur mission initiale car elles répondaient parfaitement
aux critères requis pour la « Verticale ».
Actuellement, quasiment toutes les marques proposent une gamme de modèles
« verticale » plus ou moins étoffée selon les demandes du marché.
Une des conséquences de ce développement
est la démocratisation des prix, qui se situent dans une fourchette pouvant
aller de 50 € jusqu’à culminer aux alentours des 400 € selon le type et la
qualité des matériaux utilisés.
Il y a sur le marché actuel des cannes que l’on va qualifier de cannes « grand
public » dont le rapport qualité/prix est bien souvent excellent ainsi que de
véritables cannes de collection développées et construites de façon artisanale
d’une qualité inégalable destinée à un public expérimenté et passionné.
Le type et la qualité des matériaux utilisés, carbone ou composite carbone/titane, vont également déterminer le poids de la canne, ce qui s’avère être un critère de choix important car une canne trop lourde pourrait engendrer une certaine fatigue du poignet après plusieurs heures d’animation répétitive et de ce fait générer un manque de confort en action de pêche.
Le cannes dites « Verticale » peuvent avoir tantôt des actions « de pointe » qui vont favoriser la sensibilité à la touche ainsi que produire un ferrage rude, tantôt des actions « paraboliques » qui quant à elles vont procurer plus de souplesse dans l’animation et réduire les décrochages lors de remontées en grandes profondeurs ou lorsque le sandre se laisse littéralement remonter tel un poids mort provoquant ainsi à notre plus grand désarroi une distension dans la bannière.
Ces différentes actions disposent de
forces également différentes qui peuvent aller de 10 grammes jusqu’à 60 grammes,
avec toutefois une action passe-partout qui est de 14 – 21 grammes.
Il faut donc comme le dit si bien le dicton : « avoir plusieurs cordes à son
arc » ou si l’on préfère : « avoir plusieurs cannes à sa verticale ».
Le pêcheur à la verticale devra comme
dans toutes les autres techniques de pêche d’ailleurs, faire le bon choix des
« armes » et pratiquer cette technique avec le matériel adapté aux conditions de
pêche liées au plan d’eau, aux conditions climatiques mais aussi au tempérament
souvent lunatique du carnassier recherché.
Il est donc très important de choisir la canne en fonction de la plombée et du
leurre que l’on va utiliser, de la profondeur à laquelle le leurre va évoluer
mais également en fonction du type de population piscicole présente dans le plan
d’eau.
En effet, il vaut mieux éviter de sortir de sa housse une canne ultra légère et
de grande qualité sur un plan d’eau où évoluent ensemble sandres et silures, à
moins de disposer d’une assurance tous risques…
Attention, cela ne signifie pas que les cannes « high tech » sont moins solides que les cannes dites « grand public » que du contraire, toutefois la qualité des anneaux et la sensibilité "tactile" du blank ne seront pas comparables.
Mais tout est question de proportionnalité ou de gout du risque pour les plus téméraires.
Les Moulinets
Après la canne, vient le tour du
moulinet, matériel indissociable de la canne « Verticale ».
Le moulinet devra être adapté à cette technique de pêche, notamment par un poids
réduit et une taille minimale.
La verticale ne nécessite pas de
« lancer », il suffit de laisser dérouler la tresse à l’aplomb du bateau.
Les modèles les plus couramment utilisés sont ceux dits « à tambour fixe » avec
frein situé à l’avant de la bobine (front drag), se classant dans la gamme des
modèles « Spinning ».
Ce type de moulinet offre généralement une bonne vitesse de récupération et une
excellente maitrise du frein qui selon la qualité peut être d’une progressivité
étonnante.

La gamme « Spinning » compte aussi des modèles dits « à frein arrière » (Rear
drag), ces modèles proposent également une très bonne progressivité au niveau du
frein mais ont comme handicaps un poids plus élevé et une ergonomie moins
adaptée à la verticale.
Selon les marques et le niveau de gamme, ils peuvent être équipés d’un « Fighting
drag » qui permet d’accroître ou de réduire la progressivité du frein par une
simple rotation d’un quart de tour lors du travail d’un poisson plus combattif.
Le choix entre ces deux types de modèles est à l’appréciation et au feeling de
chaque pêcheur, qui en action de pêche ne doit faire qu’un avec son matériel.

Certains pêcheurs utilisent pour la
verticale des modèles dits « à tambour tournant » ou plus communément appelés
« Casting Réel ».
Ceux-ci ont pour spécificité d’être placé au dessus de la canne en action de
pêche, les cannes utilisées dans ce cas seront de type « casting » possédant une
poignée adaptée et spécifique à ce modèle de moulinet.
Les « Réels » peuvent s’avérer très confortables en action de pêche lorsque les
lâchers de bannière sont fréquents en raison d’une structure de fond très
irrégulière.
En effet, une simple pression permet libérer la bobine et ainsi de donner de la
bannière sans devoir ouvrir et refermer la hampe du moulinet comme sur les
modèles « Spinning ».

Chacun choisira donc son moulinet selon ses critères de qualité, de poids, d’ergonomie et de confort d’utilisation.
La tresse
La bobine sera garnie de tresse qui contrairement au manié ne devra pas être nécessairement voyante.
L’utilisation de tresse est également à tenir en compte lors de l’achat du moulinet destiné à armer la canne « Verticale ». Il est primordial que celui-ci soit prévu à cet effet sous peine de connaître de fâcheux désagréments en cours d’utilisation.
Il en est de même pour le choix d’une
canne garnie d’anneaux très résistant à l’abrasion plus communément appelés de
type « Sic » et composés de carbure de Silicium.
Le diamètre d’utilisation pour la pêche à la verticale se situe entre 0.06 mm et
0.12 mm.
Il est peu aisé de citer une tresse plutôt qu’une autre comme point de
référence.
Ici encore, c’est l’appréciation et le feeling qui détermineront le choix de celle-ci. Certains vont privilégier la souplesse ou la rigidité, le type gainé ou non-gainé et d’autres le rapport diamètre/résistance.
Actuellement, nous utilisons avec
satisfaction la S line et la Jig Master "Rozemeijer" qui offrent toutes deux,
une résistance impressionnante et peu sujettes à l'abrasion (voir en rubrique
matériel)
Conseil :
Lorsque les carnassiers sont très peu mordeurs ou très méfiants, n'hésitez pas à monter une "queue de rat" en fluoro carbon de +/- 50 cm pour augmenter la discrétion de votre montage ...
Les Leurres
S’il y a bien une gamme de produits la plus diversifiée en matière de pêche des carnassiers, c’est bien celle des leurres souples. Il en existe de toutes les couleurs, de toutes les tailles, de toutes les formes et à tous les prix !
La première victime d’un leurre est celui qui prend le paquet en main dans le rayon de son détaillant d’articles de pêche favori et qui se fait littéralement « leurrer » par ce nouveau produit d’une couleur flamboyante et d’une qualité de finition en évolution perpétuelle.
Une nouveauté pour le pêcheur qui se dit : « je n’ai jamais vu ce type de leurre, les carnassiers sans doute non plus ! »
Cela est sans doute vrai et peut s’avérer être un choix judicieux en réponse à la faculté d’adaptation qu’aurait le sandre en matière d’accoutumance des leurres les plus couramment utilisés. Mais nouveauté ou couleurs fantasques ne rime pas toujours avec efficacité.
Le choix d’un leurre plutôt qu’un autre
doit être justifié par les circonstances de pêche tel que la saison, la
luminosité, l’agressivité des carnassiers mais également en fonction de
population des poissons « fourrage » présente dans le plan d’eau exploité.
Il va donc falloir diversifier le contenu de ses boîtes à leurres par des
modèles de tailles et de formes différentes, d’action variées et d’une palette
de couleurs allant du très clair au plus foncé en passant même par des teintes
dites « fluorescentes ».
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Diversifiez vos leurres !! |
Les modèles à couleurs composées
s’avèrent également très efficaces par l’effet de contraste qu’ils procurent
selon la profondeur à laquelle ils évoluent.
La profondeur de l’action de pêche va également influencer le choix de la
couleur du leurre à utiliser. En effet, selon la profondeur, la visibilité d’une
couleur à l’autre varie, de telle sorte que la couleur bleue est toujours
visible dans des eaux très profondes allant jusque 20 m alors que d’autres
couleurs tel que le rouge ou le vert « chartreuse » ne se distinguent plus sous
les 10 mètres.
Les vibrations causées par une leurre vont être déterminantes sur l'attaque du carnassiers. Il faut savoir que chaque modèle de leurre possède sa propre vibration. Celle-ci sera déterminée par la densité, la souplesse, la taille du leurre et bien évidemment par son type de queue (caudale , virgule, en "v", en tige, ...).
La verticale peut également se pratiquer avec des leurres de type "Lipless", il s'agit de leurres rigides "coulant" lestés de billes bruiteuses qui lorsque le poisson est agressif donnent généralement des résultats surprenants. L'animation, dans ce cas précis, consiste en de longues tirées verticales destinées à littéralement faire osciller le leurre vers le haut pour ensuite le laisser planer vers le fond. Ces tirées peuvent être agrémentées de saccades favorisant ainsi l'agressivité des carnassiers qui pensent s'attaquer un une proie agonisant et nageant par soubresauts.
La gamme Sébile propose dans ce type de leurre, le modèle "Flatt Shad" qui s'avère être un véritable aimant à sandre ....La particularité de ce leurre est que selon les modèles utilisé, ils ont la capacités de restés droits posés sur le fonds (96 sk de 35 gr et le 96 xh sk de 60 gr)
Cliquez sur l'image pour plus d'infos...
Conseil :
La meilleure façon d'observer la vibration produite par un leurre est de le
faire évoluer juste sous la surface de l'eau et d'observer les remous qu'il
procure et de ressentir le cas échéant ces vibrations dans la canne.
Cette technique permettra également d'ajuster son animation en fonction du
leurre pour obtenir l'effet recherché.
La plombée
Une fois encore, il existe une multitude de modèles de plombées permettant une présentation et une animation différente du montage en action de pêche. Les modèles les plus utilisés sont la tête ronde et la tête dite « sabot » ou « Erie Jig ».
Toutes les deux possèdent des avantages, la ronde sera plus souvent utilisée dans des cours d’eau à courant et lorsque l’on veut imprimer au leurre des mouvements latéraux de balancement, il existe d’ailleurs également des têtes de type « rugby » qui permettent d’accentuer encore cet effet de balancement.
Le modèle sabot sera utilisé quant à lui dans des eaux stagnantes ou à courant faible tout en positionnant le montage dans un angle de 45 ° en direction de la surface. Ceci a pour avantage de toujours bien positionner le leurre lors d’une attaque alors qu’il est en contact avec le fond mais également de permettre à celui-ci de s’animer presque librement uniquement par le déplacement du bateau.
Après le choix du type de plombée, vient maintenant l’élément le plus déterminant qui est le grammage à utiliser en fonction des conditions d’action de pêche. En effet, dans le cas d’un mauvais choix de plombée, les prises peuvent se voir réduite de moitié voir même ne pas enregistrer une seule touche. Le poids de la plombée va influencer non seulement la nage mais surtout l’animation du leurre.
Les poids couramment utilisés sont 7 – 10 – 14 – 18 – 21 grammes.

Le montage doit donc évoluer en totale harmonie dans l’environnement et suivant les différents paramètres que sont le courant, le vent et la densité et le type de fond rencontrés. Une plombée légère (10 – 14 gr) ne pourra pas convenir dans une eau à courant et profonde, par contre dans une eau stagnante, peu profonde et à fond vaseux, elle s’avérera un choix judicieux.
Le type de fond peut être aisément déterminé grâce au sondeur et à l'interprétation de la "grayline"
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| fond dur | fond mou |
Il arrivera également qu’il faille passer outre à une utilisation conventionnelle et logique en fonction de l’humeur du poisson recherché. Il y a des journées lors desquelles il va falloir « surplomber » son montage afin de pouvoir garder le contact avec le fond lorsque qu’il est nécessaire d’adopter une vitesse élevée de déplacement pour déclencher l’attaque, et d’autres journées où il faudra alléger au maximum le montage en faisant du sur place sur le poste.
Il est également important de veiller à utiliser une canne verticale appropriée à la plombée utilisée sous peine de ne ressentir aucune sensation positive à l’animation du montage et par conséquent de diminuer ses chances de succès.
Les actions de pêche à la verticale (backtroller, fronttroller, dérive)
Les actions de pêche sont également primordiales pour la verticale, car
celles-ci vont déterminer plusieurs paramètres et influer sur les animations du
leurre, l’approche et l’exploitation optimale d’un poste.
Le choix d’un type d’action de pêche peut également être imposé par les
conditions climatiques ou en fonction de la force courant.
Le « backtroller » consiste dans le
fait d’utiliser la motorisation (électrique ou thermique) de sorte à déplacer le
bateau en marche arrière, face au vent généralement ou dans le sens opposé du
courant.
Cette action pêche permet d’approcher un poste très lentement et avec précision
car sur la majorité des embarcations la sonde est placée sur le tableau arrière.
Un de ses plus grands avantages est le fait qu’elle permet de rester quasiment
en permanence sur le poste, en alliant la vitesse du moteur opposé à la force du
vent.

Le « fronttroller » est par définition
l’opposé du « backtroller » et consiste donc dans l’utilisation d’un moteur
électrique avant. Cette action possède les mêmes caractéristiques que le
« backtroller » avec l’avantage que le l’embarcation va mieux se comporter par
grand vent ou dans un courant soutenu.
Cela est bien entendu du au fait que l’embarcation est utilisée dans le sens de
navigation vers l’avant.
Au sujet de la précision pour aborder un poste, il est possible d’adapter une
sonde sur l’embase du moteur électrique et actuellement plusieurs marques
proposent des moteurs électriques avec sonde universelle incorporée.
La dérive quant à elle, est plus
dépendante des conditions, car celle-ci n’est pas réalisable lorsqu’il y a
absence de vent ou de courant. La dérive peut s’avérer redoutable pour explorer
de longues cassures et trouver les poissons avec plus de rapidité.
La dérive afin d’être optimale sera corrigée par quelques impulsions de moteur
électrique afin de bien rester sur la cassure ou dans la profondeur recherchée.
En général, la dérive est utilisée pour pêche en « diagonale » en plaçant
l’embarcation perpendiculairement au sens de dérive.
On ne peut donc que conseiller lors
d’une journée de pêche à la verticale, de pratiquer chaque poste en appliquant
une action différente par passage sur celui-ci.
La différence de rendement du poste peut aller du simple au double …
Les animations
Les animations imprimées à la monture vont être déterminantes dans le déclenchement de l’attaque.
En effet, c’est l’animation qui va
rendre notre leurre « vivant » et efficace afin de leurrer le carnassier qui ne
pourra résister à venir y gouter.
Le choix d’une animation plutôt qu’une autre va dépendre de plusieurs facteurs
tels que le type de leurre utilisé, les conditions de pêche ainsi que l’activité
piscicole.
L’animation doit être en harmonie avec le type de leurre afin que celui-ci
évolue de manière adéquate et procure la vibration recherchée.
Il faudra tantôt décoller fortement un leurre à forte souplesse pour lui donner
un effet planant en semi suspension tantôt uniquement le faire vibrer sur le
fond.
Il est souvent utile avant d’utiliser un leurre de le faire évolue juste sous la
surface de l’eau afin de bien distinguer comment il réagit aux différentes
animations, on est parfois bien surpris des résultats obtenus…
Un test en aquarium avec des plombées de
différents modèles peut s’avérer déterminant dans le choix d’un leurre plutôt
qu’un autre. C’est en réalisant ces tests que l’on va adapter le type de
plombée au type de leurre ainsi que la position de l’hameçon triple afin
d’obtenir un montage en symbiose avec l’animation recherchée.
Cette recherche de la précision est nécessaire pour augmenter son potentiel
« touche » lors de la pratique de la verticale.
Le timing est également primordial car
il ne suffit pas de dandiner son leurre avec nonchalance ou en saccade pour
déclencher une attaque.
Evidemment, il y aura des journées où cela suffira mais le but n’est il pas de
comprendre ce qui se passe sous le bateau et de quasiment anticiper une touche
en fonction de l’animation spécifique que l’on applique … cela c’est le pied…
Une fois que la fréquence et le timing de l’animation la plus efficace sont
décelés, il y a grande chance que les touches se succèdent telle une frénésie,
la grande question est de savoir si cette frénésie n’aurait pas été déclenchée
par cette animation magique que vous appliquez à votre monture.
En fonction de l’activité, on peut remarquer qu’une animation lente et très peu
décollée du fond est souvent très efficace en saison hivernale alors qu’une
animation rapides et très saccadées s’avère généralement redoutable en début de
saison ou lors des « coups du soir » estivaux.
Que dire maintenant de la « non
animation », et bien elle donne souvent d’excellents résultats, elle peut se
faire décollée du fond ou sur fond.
Une « non animation » est à tester lorsque l’on va en action de pêche passer
d’une animation lente à une animation plus rapide. Dans ce cas précis, on
va simplement laisser évoluer le leurre sur le déplacement du bateau (latérale
ou longitudinal), un peu comme s’il se figeait sur place à la vue d’un prédateur
tout proche.
Cette immobilité est parfois bien plus prolifique qu’une danse effrénée d’un leurre qui sera juste efficace à faire fuir tout carnassier dans les parages.
La prise en main de la canne "verticale"
Chaque pêcheur à sa propre manière de tenir sa canne, soit par confort de pêche soit car cette prise en main sera plus adaptée à une animation qu'une autre.
La prise en main "porte-plume" est spécifique à la
verticale, celle-ci va permettre de réaliser une animation très précise et
d'augmenter le sens tactile d'une touche.
En effet, par cette méthode, la canne est en équilibre dans la main du pêcheur,
le scion est aisément orienté vers l'eau et une simple traction sur le poignet
actionne le leurre.
De cette manière, tous les éléments sont réunis pour garantir un bon ferrage et
un positionnement optimal de la canne.
Une canne équipée d'un contrepoids est idéale pour la prise en main
"porte-plume" car l'équilibre est alors tout proche de la perfection.
La prise en main "classique" peut également être utilisée
notamment lors d'une action de pêche en dérive ou lorsque la position du pêcheur
dans le bateau est très haute en rapport à la surface de l'eau.
celle-ci peut s'avérer très utile lorsque l'animation devra être fort saccadée
ou lorsque nécessitera des mouvements amples.
Une fois de plus tout est question de situation et de perception.
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L’armement du leurre : montages
L'armement du leurre peut se faire de différentes manières selon sa forme, sa longueur ou tout simplement selon la préférence du pêcheur...La taille de l'hameçon Jig doit être suffisamment grande pour
bien maintenir le leurre et assurer le piquant nécessaire sans toutefois
rigidifier le leurre ou entraver sa vibration "naturelle" si l'on peut dire ...
En matière de maintien du leurre, les hameçons "jig" de type hexagonaux sont
très efficaces et évitent souvent au leurre de remonter et de se déchirer lors
du travail d'un poisson plus combattif.
On peut donc armer le leurre d'une simple tête plombée pour les plus petits modèles.
Par contre pour les modèles dépassant les 10 cm, il est fortement conseillé
d'armer cette tête plombée d'un hameçon triple fixé par le biais d'un avançon en
tresse blindée à la hampe de celle-ci.
La taille de cet hameçon triple doit être proportionnelle en fonction de la
taille du leurre, et varie entre le n° 8 et le n°2.
L'hameçon triple peut être placé sur le leurre de deux façons, soit dorsale, soit ventrale.
Pour le montage en dorsale, il suffit de régler judicieusement la longueur de l'avançon et de venir piquer la pointe du triple dans le dos du leurre.

Pour le montage en ventrale, une aiguille à locher est nécessaire afin de transpercer le leurre pour y faire passer la tresse blindée afin de venir la fixer également à la hampe de la tête plombée.

Ces deux montages ont chacun leurs adeptes et les détracteurs, une fois de plus c'est à l'appréciation de son utilisateur.
Pour ma part, je favorise le montage en dorsale car il est moins
propice aux accrochages.
De plus, il m'a toujours paru logique et plus efficace de piquer un sandre
par la lèvre supérieure plutôt que par la lèvre inférieure qui elle, est mobile
et plus tendre.
La fire-ball
La verticale au montage "fire-ball" consiste à pêcher non plus
au leurre mais avec un appât naturel.
Le type d'appât est généralement du gardon ou goujon, voir éventuellement pour
la Hollande du "spiering" ou éperlan.
L'animation est similaire à celle de la verticale au leurre et devra également
parfois faire l'objet de plusieurs adaptation pour être productive.
La monture fire-ball est constituée d'une tête plombée avec un
hameçon "jig" très court que l'on vient piquet dans la bouche du poisson.
Cette tête plombée est munie d'un anneau permettant d'y fixer un avançon en
tresse blindée ou fluoro carbon qui est terminé par un hameçon triple qui lui
sera piqué dans corps du poissons.

Conclusion
Comme toute technique de pêche, la verticale ne constitue pas
une fin en soi.
Elle vient compléter le panel des différentes techniques de pêche des
carnassiers.
Quoique l'on en pense, il s'agit d'une technique de pêche pointue et tactile qui
peut s'avérer redoutable en terme de quantité et de qualité de poissons leurrés.
De plus, sa plus grande qualité est que le poisson pris est très rarement blessé
et peut donc ,après une petite séance photo, rejoindre son élément en bonne
santé ! L'esprit "verticale" va donc de paire avec l'esprit "Catch & Release".

Bonne "verticale" à tous !!!
JMB
Zander Fishing Team
©
copyright ZFT - 2001